La bienveillance est aujourd’hui un mot largement utilisé. Si cette popularité témoigne d’un réel désir de mieux-être, elle peut aussi en diluer le sens. Pourtant, la bienveillance authentique, sincère et incarnée, demeure essentielle, particulièrement dans nos milieux de travail humains, complexes et exigeants.
La bienveillance est une disposition d’esprit qui porte à vouloir du bien à autrui, à adopter une attitude compréhensive, indulgente et favorable envers les autres.
La bienveillance répond à des besoins affectifs fondamentaux : être reconnu, appartenir, contribuer, créer du lien et donner du sens à ce que nous faisons. Elle nourrit ce qui nous relie profondément comme êtres humains et renforce notre capacité à traverser ensemble les défis.
Elle est à la fois :
Les recherches en neurosciences (notamment celles de Tania Singer, psychologue et neuroscientifique sociale) montrent que la bienveillance et l’altruisme peuvent se développer et s’entraîner, transformant à la fois notre rapport à nous-mêmes et aux autres.
Au CIUSSS, la bienveillance s’inscrit pleinement dans nos valeurs organisationnelles :
La légende du colibri telle que la raconte Pierre Rabhi, écrivain et philosophe :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri! Tu n’es pas fou? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu! »Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »
À l’image de la légende du colibri, le réseau des veilleurs incarne cette bienveillance en action. Chaque veilleur, par de petits gestes concrets – observer, écouter, orienter, soutenir – fait sa part. Même modestes en apparence, ces gestes ont un impact réel et parfois déterminant pour un ou une collègue.
Être veilleur, c’est :
Posologie de la bienveillance
À utiliser tous les jours, sans modération et sans risque de surdosage.
Convient à toutes et tous, en milieu professionnel comme personnel.
Ingrédients :
1 dose d’écoute réelle, 2 cuillères de patience, une pincée de douceur dans le ton, une poignée de curiosité bienveillante, un soupçon d’humour, au besoin et une grande quantité de respect (à volonté).
Mode d’emploi :
Mise en garde : La bienveillance n’est durable que si elle inclut l’autobienveillance.
Effets secondaires possibles :
Pour soi
Pour les autres et le milieu
Bref, lorsque nous entreprenons une bonne action envers quelqu’un, le circuit de la récompense de notre cerveau est activé et un sentiment de satisfaction et d’harmonie s’installe. Celui-ci vient renforcer de manière positive notre comportement, nous incitant, par le fait même, à répéter le geste pour revivre cet état de satisfaction. Ces changements inconscients de comportement peuvent avoir pour effet de nous apaiser, ce qui entraîne des bienfaits sur notre santé.
En conclusion
Nous avons tous le pouvoir de choisir d’intégrer plus de bienveillance dans notre quotidien.
Chacun de nous peut, à son échelle, contribuer à rendre la vie un peu plus douce pour l’autre. Comme le colibri, nous faisons notre part – et ensemble, cela change beaucoup.
La bienveillance se cultive comme une compétence, un choix et parfois même une discipline intérieure.
La bienveillance est à l’humanité ce que l’air est à nos poumons.
Isabelle Dallaire
Rédigé par Isabelle Dallaire
Travailleuse sociale, personne-ressource du réseau des veilleurs du CIUSSS SLSJ

Vous aimeriez contribuer à notre réseau de bienveillance auprès de vos collègues? Vous souhaitez développer des habiletés pour prendre soin de vous et des autres?